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Le concept de vie privée

La vie privée est une construction multidimensionnelle qui touche différentes parties de notre vie. Dans la littérature, la vie privée est définie comme la limitation de l’accès à soi-même et fait la distinction entre vie privée physique, psychologique, interactive et informationnelle. Mise en avant par le règlement général sur la protection des données ou RGPD, la définition de la vie privée couramment utilisée se focalise davantage sur le contrôle des informations personnelles, et de ce fait, met l’accent sur la confidentialité des informations.

De nos jours, Internet reliant le monde en étant disponible presque partout, la confidentialité des informations est devenue une partie intégrante de tous les autres types de confidentialité car des données sont collectées sur les utilisateurs quasiment à chaque instant. Ainsi, les préoccupations concernant la confidentialité des informations prévalent. Dès lors, différentes études empiriques sont menées en se référant principalement aux problèmes de confidentialité des informations en tant que mesure de l’écart entre l’état de confidentialité souhaité, ressenti et réel.

Les problèmes de confidentialité sont multimodaux. En effet ils peuvent être dirigés vers le monde en ligne dans sa globalité ou vers une situation spécifique. La protection de la vie privée, entre autres facteurs d’attitude et de contexte, influence les intentions de comportement et les comportements réels, comme par exemple avec l’utilisation des nouvelles technologies et la mise à disposition d’informations personnelles associée.

La sensibilité de l’information

En tant que facteur contextuel important, la sensibilité perçue des informations demandées influe sur les préoccupations en matière de vie privée. Plus la sensibilité perçue des données est grande, plus les préoccupations en matière de confidentialité sont grandes. Il a été démontré dans différentes études que les données médicales préoccupaient particulièrement les gens. Dès lors, les personnes qui perçoivent les informations de santé comme plus sensibles que les autres manifestent également une plus grande préoccupation pour les informations de santé. De plus, lorsque des informations hautement sensibles sont en jeu, les préoccupations en matière de confidentialité ont un effet négatif plus fort sur la volonté de fournir des informations que lorsque les informations sont peu sensibles.

Cependant, on peut s’interroger sur le concept d’informations sensibles. En quoi consistent exactement des informations sensibles ? Cela dépend, principalement, de la perspective.

Si le RGPD suit le principe de l’interdiction par défaut, il permet néanmoins le traitement des informations sensibles avec la possibilité de donner l’autorisation (cf. art. 6 al. 1 du RGPD) de l’exécution des traitements de l’information. Cela signifie que, conformément à la loi, le traitement de données est interdit tant qu’il n’est pas explicitement autorisé, par exemple par consentement de l’utilisateur.

Le RGPD ne s’applique qu’aux données à caractère personnel qui sont définies comme « toute information concernant une personne physique identifiée ou identifiable » (cf. art. 4 (1) du RGPD). En outre, il accorde aux catégories particulières de données à caractère personnel un niveau de protection plus élevé, qui est considéré comme particulièrement sensible (article 51 du RPGD). Cette catégorie est définie pour des données révélant l’origine raciale ou ethnique, des opinions politiques, des convictions religieuses ou philosophiques, des affiliations syndicales, mais également pour des données génétiques et biométriques, des données de santé ou encore des données concernant la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne (cf. art. 9 Sec. 1 du RGPD).

Du point de vue des utilisateurs, les éléments qui identifient « plus personnellement » sont perçus comme plus sensibles. Mais à mesure que les développements technologiques s’accélèrent, que de nouvelles technologies se créent et que de nouvelles méthodes de traitement des données sont élaborées, on ne peut présupposer que chaque utilisateur sait comment les données peuvent être reliées afin d’identifier des individus. De plus, l’évaluation du risque lié à ces données par les utilisateurs est hautement subjective comme le montrent certaines études. La perception des risques et le besoin perçu de sécurité sur Internet sont également considérablement influencés par le contexte d’utilisation de la technologie. De même, la définition de la sensibilité à l’information comme étant « la perte potentielle associée à la divulgation de cette information » met l’accent sur la subjectivité de l’évaluation de sensibilité. En outre, différents types d’informations sont associés à différents types de risques. Par exemple, les numéros de carte de crédit sont principalement associés à des risques monétaires, alors que le profil d’un réseau social concerne davantage les risques sociaux et psychologiques. Une étude de 2017 identifie un continuum de sensibilité de l’information en classant empiriquement 52 types d’information sur la base de leur sensibilité globale perçue et relie cette perception de sensibilité à la volonté de fournir cette information.

Conclusion

Pour résumer, la sensibilité des informations joue un rôle crucial dans la perception de la confidentialité en ligne et dépend du type d’informations ainsi que des différences individuelles. Nous développerons plus en détails cet aspect dans un prochain article.

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